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28 décembre 2006

Féminin ? Non, masculin !

On hésite, ou l'on croit fermement que ces noms sont féminins... en fait ils sont masculins :

un aconit (c'est une plante)
un acrostiche (forme littéraire)
un ail
un akène / achaine (fruit sec)
un alcool
un alvéole
un amalgame
un ambre
un amiante
un amphibie
un amphithéâtre
un anathème (condamnation publique)
un anthracite (charbon)
un antre
un apogée
un apologue (fable moralisatrice)
un apothème (élement de géométrie)
un appendice
un arcane (chose mystérieuse)
un argent
un armistice
un arôme
un artifice
un asile
un asphalte
un astérisque
un augure (de mauvais augure...)
un autodafé
un automne
un balustre (petite colonne)
un camée
un chrysanthème
un contralto
un corymbe
un coryphée (chef du choeur dans le théâtre grec)
un coryza (rhume de cerveau)
un éclair
un edelweiss
un effluve
un élysée
un élytre (aile d'insectes)
un emblème
un emplâtre
un empyrée (partie du ciel habitée par les dieux)
un épilogue
un épisode
un esclandre
un érésipèle / érysipèle (maladie de la peau)
un escompte
un girofle
un hallali (alerte à la chasse)
un haltère
un harmonica
un hémisphère
un hospice
un hyménée / hymen (mariage)
un hymne
un incendie
un indice
un insigne
un intervalle
un interstice
un ivoire
un jade
un lange
un légume
un lignite (roche)
un mausolée
un myrte
un obélisque
un orbe
un ouvrage
un pétale
un pétiole (partie d'une feuille)
un planisphère
un pleur
un rail
un sépale (partie d'une fleur)
un tentacule

25 décembre 2006

Joyeux Noël !

OrthoZen vous souhaite un très joyeux Noël !

Une bonne occasion de se rappeler la signification du mot Noël...

Comme toujours les grandes fêtes religieuses chrétiennes et les fêtes païennes se superposent et s'entremêlent, il est donc difficile de retrouver les origines exactes du mot Noël.

Il pourrait venir du latin "natalis dies", qui signifie "jour de naissance". Un peu partout en Europe, le terme a pris des couleurs différentes : Noël, Noué et Noié en France, Natale en Italie, Natal au Portugal, Navidad en Espagne.

Une autre théorie prétend que les origines du mot Noël sont gauloises. Il résulterait de la conjonction de deux mots gaulois "noio" (nouveau) et "hel" (soleil), faisant référence au caractère profane de la fête et notamment à la fête du solstice d'hiver fêtée par les Gaulois.

Au Moyen-Âge, Noël ! Noël ! était le cri de joie poussé par le peuple à l'arrivée d'un heureux événement.

20 décembre 2006

ah là là ! ces interjections...

Définition
Les interjections permettent d'exprimer un sentiment comme le soulagement, l'agacement, la surprise, la joie, la tristesse, la douleur… (ex. Ouf ! j'ai enfin fini le ménage), ou de reproduire un bruit, ce sont alors des onomatopées (ex. Elle a fait trois pas et boum !).

Syntaxe
- Utilisée seule, l'interjection est ce qu'on appelle un mot-phrase de type exclamatif.
ex. fi ! hue ! aïe ! bah ! hop ! hou ! pan ! chut ! hein ! pfut ! bravo ! ha ha !
- Lorsque l'interjection est dans une phrase, elle est suivie d'un point d'exclamation, qui ne requiert pas la majuscule.
ex. quand ils ont débarqué en pleine nuit, je me suis dis zut ! ça va réveiller les enfants.

Interjections homonymes (le h au début ou à la fin ?)
ah : joie, douleur, admiration, rire commisération, impatience
ha : surprise
eh : surprise, admiration, interpellation
: surprise, regret, interpellation
oh : surprise, indignation
ho : indignation, admiration, interpellation
euh : étonnement, doute, embarras
heu : étonnement, doute, indifférence

Avec ou sans accent ?
ô : invocation
ça : étonnement
: sert à apaiser, consoler
ohé : sert à appeler
holà : sert à appeler ou arrêter
hélas : plainte, regret, douleur

Interjection avec double orthographe
ouïe, ouille : douleur
psst, psitt : sert à appeler, à attirer l'attention
hourra, hurrah : acclamation

A l'origine un nom, un adjectif, un verbe...
bon : approbation, surprise désagréable
chic : plaisir, satisfaction
ciel : surprise, douleur
foin : dégout, mépris
vive : acclamation
mince : surprise, déception
diable : surprise, admiration
patience : menace, résignation

Jurons et langage familier
merde : surprise, déception
diantre : étonnement, admiration
fichtre : étonnement, admiration, mécontentement
morbleu : impatience, colère
pécaire : exclamation méridionale exprimant la pitié ou l'attendrissement
taratata : dédain, incrédulité, doute
vingt-deux : danger imminent
scrogneugneu : prêtée vieux militaires bougons (altération de nom de Dieu )

On parlera des onomatopées une prochaine fois...

07 décembre 2006

Le pluriel des noms propres

Selon la règle, les noms propres (noms de personnes, lieux géographiques, marques déposées, titres d'œuvres ou de journaux) restent invariables.

Pourtant, dans certains cas, ils prennent la marque du pluriel :

- Les noms français ou fancisés de familles royales ou illustres
ex. les Capets, les Condés, les Bourbons, les Suarts
A noter : ils restent invariables quand ils ne sont pas francisés
ex. les Romanov

- Les noms de personnes pris comme modèles ou types
ex. les Hugos, les Pasteurs
A noter : ils restent invariables quand ils sont pris dans un sens emphatique, grandiloquent et précédés de l'article
ex. les Molière et les Racine sont l'image de leur temps

- Les noms propres employés à la place d'un nom commun
ex. ce sont des Harpagons (Harpagons=avares), de modernes Babylones

- Les noms de peuples qui ont été assimilés par le Français
ex. les Aztèques, les Hottentots
A noter : ils restent invariables quand ils proviennent de langues ayant d'autres règles de formation du pluriel
ex. les Rom, les Wolof

- Les noms désignant plusieurs pays, fleuves, etc. de même nom
ex. les Guyanes, les Amériques, les Espagnes
A noter : les noms composés homonymes restent invariables
ex. il existe plusieurs Saint-Sauveur

- Les noms propres qui désignent des oeuvres d'art
ex. des Cupidons

Cas particulier

Quand ils désignent des oeuvres artistiques par le nom de l'auteur, les noms propres restent invariables ou prennent la marque du pluriel.
ex. des Watteau, des Renoirs

02 décembre 2006

Ces homonymes que l'on confond souvent... (suite)

Continuons d'identifier les homonymes grammaticaux :

ou / où
- la conjonction ou indique une alternative ou une équivalence et peut se remplacer par "ou bien" (ex. tout n'est pas blanc ou noir).
- marque le lieu, le temps ou le but (ex. là où ; le jour où l'on s'est rencontrés ; où cela te mènera-t-il ?).

plutôt / plus tôt
- l'adverbe plutôt peut se remplacer par "de préférence à" quand il marque la préférence (ex. je mangerais plutôt une banane), et par "assez", "un peu" quand il vient renforcer le mot qui suit (ex. c'est plutôt drôle !).
A noter : l'expression "ou plutôt" qui signifie "en réalité", "pour mieux dire" (ex. elle est partie, ou plutôt s'est enfuie).
- plus tôt s'oppose à "plus tard", par lequel on pourrait le remplacer (ex. ils sont nés plus tôt que prévu).

pourquoi / pour quoi
- pourquoi introduit une question, ou s'utilise après "c'est" pour l'expression d'une conséquence (ex. je me demande pourquoi elle est partie si vite. C'est pourquoi je ne le crois pas).
- pour quoi signifie "dans quel but ?" (ex. pour quoi faire ?).

près / prêt
- près signifie "non loin de" et peut éventuellement être suivi de "de" (ex. elle est assise tout près (de son père)).
- prêt, qui signifie "disposé à, décidé à", peut éventuellement être suivi de "à" et devient "prête" au féminin (ex. je me tenais prêt (à répondre)).

quand / quant
- on écrit quand dans 3 cas : si on peut le remplacer par "lorsque", s'il interroge sur le temps ou s'il est suivi de "même" ou "bien même" (ex. quand part-elle ? elle partira quand elle en aura envie. Quand bien même elle parte aujourd'hui, les vacances seront ratées).
- quant, toujours suivi de "à", peut se remplacer par "en ce qui concerne" (ex. quant à lui, je ne veux plus le voir non plus).

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