28 mai 2007

Ces homonymes que l'on confond souvent... (suite)

Continuons sur des homonymes lexicaux :

raisonner / résonner
- raisonner, dérivé de raison = réfléchir (ex. le directeur ne raisonne qu'en termes de rentabilité).
- résonner = retentir, renvoyer le son (ex. nos voix résonnent en écho).

repaire / repère
- un repaire = un abri, une cachette, un refuge (ex. les malfaiteurs se sont retranchés dans leur repaire).
- un repère = une marque, un jalon, une référence (ex. un enfant a besoin de repères).

sensé / censé
- sensé, dérivé de sens = sage, raisonnable, réfléchi (ex. ses paroles ne sont pas sensées).
- censé = supposé, réputé (ex. il n'est pas censé être ici).

tribu / tribut
- une tribu, de la famile de tribal, désigne un groupe de personnes (ex. nous avons rencontré une tribu Karen).
- un tribut, issu de contribution, de tributaire, désigne ce que l'on doit donner (ex. ils apportent leur tribut aux vainqueurs).

voire / voir
- la conjontion voire, qui unit deux mots, peut être remplacée par "et même" ou "peut-être même" (ex. cela lui prendra deux mois, voire trois, pour atteindre le pôle nord).
- on a affaire au verbe voir si on peut le remplacer par un autre verbe (ex. il faut le voir / vivre pour le croire).

18 mai 2007

Ces mots-là prennent un trait d'union

En voici une première série :

à-coups
(à) grand-peine
après-demain
après-midi (qui peut être féminin ou masculin)
avant-hier
bon-chrétien (variété de grosses poires à chair juteuse)
bonheur-du-jour (petit bureau à tiroirs)
branle-bas
bric-à-brac
couci-couça
cou-de-pied (la partie du corps)
ex-voto
garden-party
jusque-là
lèche-vitrines
lieu-dit (s'écrit aussi lieudit)
m'as-tu-vu
pêle-mêle
quatre-quarts
quelques-uns
réveille-matin
rez-de-chaussée
sur-le-champ

15 février 2007

Ces homonymes que l'on confond souvent...

Nous avons déjà vu quelques homonynes grammaticaux, voici maintenant des homonymes lexicaux :

ancre / encre
- l'ancre d'un bateau (ex. le bateau a levé l'ancre).
- l'encre d'un stylo (ex. j'utilise un stylo d'encre bleue).

balade / ballade
- une balade = une promenade (ex. j'ai fait une belle balade à Gâvres).
- une ballade = un poème, une pièce musicale (ex. il lui a chanté une ballade romantique).

différend / différent
- différend = désaccord (ex. leur différend date de 2 ans).
- différent = autre, pas pareil (ex. son costume est différent).

glaciaire / glacière
- l'adjectif glaciaire fait référence aux glaces et aux glaciers (ex. l'ère glaciaire).
- la glacière conserve au froid (ex. l'eau est dans la glacière).

pause / pose
- une pause = un arrêt (ex. prendre une pause de 10 mn).
- la pose désigne l'action de poser (ex. prendre la pose).

25 décembre 2006

Joyeux Noël !

OrthoZen vous souhaite un très joyeux Noël !

Une bonne occasion de se rappeler la signification du mot Noël...

Comme toujours les grandes fêtes religieuses chrétiennes et les fêtes païennes se superposent et s'entremêlent, il est donc difficile de retrouver les origines exactes du mot Noël.

Il pourrait venir du latin "natalis dies", qui signifie "jour de naissance". Un peu partout en Europe, le terme a pris des couleurs différentes : Noël, Noué et Noié en France, Natale en Italie, Natal au Portugal, Navidad en Espagne.

Une autre théorie prétend que les origines du mot Noël sont gauloises. Il résulterait de la conjonction de deux mots gaulois "noio" (nouveau) et "hel" (soleil), faisant référence au caractère profane de la fête et notamment à la fête du solstice d'hiver fêtée par les Gaulois.

Au Moyen-Âge, Noël ! Noël ! était le cri de joie poussé par le peuple à l'arrivée d'un heureux événement.

20 décembre 2006

ah là là ! ces interjections...

Définition
Les interjections permettent d'exprimer un sentiment comme le soulagement, l'agacement, la surprise, la joie, la tristesse, la douleur… (ex. Ouf ! j'ai enfin fini le ménage), ou de reproduire un bruit, ce sont alors des onomatopées (ex. Elle a fait trois pas et boum !).

Syntaxe
- Utilisée seule, l'interjection est ce qu'on appelle un mot-phrase de type exclamatif.
ex. fi ! hue ! aïe ! bah ! hop ! hou ! pan ! chut ! hein ! pfut ! bravo ! ha ha !
- Lorsque l'interjection est dans une phrase, elle est suivie d'un point d'exclamation, qui ne requiert pas la majuscule.
ex. quand ils ont débarqué en pleine nuit, je me suis dis zut ! ça va réveiller les enfants.

Interjections homonymes (le h au début ou à la fin ?)
ah : joie, douleur, admiration, rire commisération, impatience
ha : surprise
eh : surprise, admiration, interpellation
: surprise, regret, interpellation
oh : surprise, indignation
ho : indignation, admiration, interpellation
euh : étonnement, doute, embarras
heu : étonnement, doute, indifférence

Avec ou sans accent ?
ô : invocation
ça : étonnement
: sert à apaiser, consoler
ohé : sert à appeler
holà : sert à appeler ou arrêter
hélas : plainte, regret, douleur

Interjection avec double orthographe
ouïe, ouille : douleur
psst, psitt : sert à appeler, à attirer l'attention
hourra, hurrah : acclamation

A l'origine un nom, un adjectif, un verbe...
bon : approbation, surprise désagréable
chic : plaisir, satisfaction
ciel : surprise, douleur
foin : dégout, mépris
vive : acclamation
mince : surprise, déception
diable : surprise, admiration
patience : menace, résignation

Jurons et langage familier
merde : surprise, déception
diantre : étonnement, admiration
fichtre : étonnement, admiration, mécontentement
morbleu : impatience, colère
pécaire : exclamation méridionale exprimant la pitié ou l'attendrissement
taratata : dédain, incrédulité, doute
vingt-deux : danger imminent
scrogneugneu : prêtée vieux militaires bougons (altération de nom de Dieu )

On parlera des onomatopées une prochaine fois...

02 décembre 2006

Ces homonymes que l'on confond souvent... (suite)

Continuons d'identifier les homonymes grammaticaux :

ou / où
- la conjonction ou indique une alternative ou une équivalence et peut se remplacer par "ou bien" (ex. tout n'est pas blanc ou noir).
- marque le lieu, le temps ou le but (ex. là où ; le jour où l'on s'est rencontrés ; où cela te mènera-t-il ?).

plutôt / plus tôt
- l'adverbe plutôt peut se remplacer par "de préférence à" quand il marque la préférence (ex. je mangerais plutôt une banane), et par "assez", "un peu" quand il vient renforcer le mot qui suit (ex. c'est plutôt drôle !).
A noter : l'expression "ou plutôt" qui signifie "en réalité", "pour mieux dire" (ex. elle est partie, ou plutôt s'est enfuie).
- plus tôt s'oppose à "plus tard", par lequel on pourrait le remplacer (ex. ils sont nés plus tôt que prévu).

pourquoi / pour quoi
- pourquoi introduit une question, ou s'utilise après "c'est" pour l'expression d'une conséquence (ex. je me demande pourquoi elle est partie si vite. C'est pourquoi je ne le crois pas).
- pour quoi signifie "dans quel but ?" (ex. pour quoi faire ?).

près / prêt
- près signifie "non loin de" et peut éventuellement être suivi de "de" (ex. elle est assise tout près (de son père)).
- prêt, qui signifie "disposé à, décidé à", peut éventuellement être suivi de "à" et devient "prête" au féminin (ex. je me tenais prêt (à répondre)).

quand / quant
- on écrit quand dans 3 cas : si on peut le remplacer par "lorsque", s'il interroge sur le temps ou s'il est suivi de "même" ou "bien même" (ex. quand part-elle ? elle partira quand elle en aura envie. Quand bien même elle parte aujourd'hui, les vacances seront ratées).
- quant, toujours suivi de "à", peut se remplacer par "en ce qui concerne" (ex. quant à lui, je ne veux plus le voir non plus).

27 octobre 2006

Ces homonymes que l'on confond souvent...

Voici une première série d'homonymes grammaticaux :

a / à
- a, du verbe avoir, peut se remplacer par "avait" (ex. elle a du courage).
- la préposition à introduit un complément d'objet indirect ou d'attribution, et peut exprimer un rapport de lieu, de temps, de destination, de possession, de moyen, de manière, de prix (ex. vivre à Montréal ; ce stylo est à moi ; difficile à faire).

davantage / d'avantage
- davantage peut se remplacer par "plus" (ex. en souhaitez-vous davantage ?).
- d'avantage peut se remplacer par "d'intérêt" (ex. Il n'y a pas d'avantage à continuer dans cette voie).

hors / or
- la préposition hors exprime l'idée d'exclusion, d'extériorité et peut se remplacer selon le sens par "hormis", "à part" ou "en dehors de" (ex. hors concours ; hors de question ; hors d'usage).
- la conjonction de coordination or peut se remplacer par "et", "mais" ou "en plus" (ex. c'est un triangle, or ses côtés sont égaux, donc c'est un triangle équilatéral).

ni / n'y
- la conjonction ni exprime une négation et s'emploie souvent par paire avec la négation "ne" (ex. elle n'a laissé ni son nom ni son adresse).
- n'y est la contraction de ne + y (ex. le loup n'y est pas).

notre / nôtre
- notre est toujours suivi d'un nom et peut se remplacer au pluriel par "nos" (ex. c'est notre maison).
- nôtre est toujours précédé de le ou de la et devient "nôtres" au pluriel (ex. c'est la nôtre).
A noter : même règle pour votre / vôtre